Mors

Il n'y a aucun produit ici

Recherchez ce que vous cherchez

Le mors est le seul endroit où votre main touche directement la bouche de votre cheval.

Quelques centimètres de métal, posés sur des zones parmi les plus sensibles de son corps : les barres, la langue, les commissures. C'est par là que passe une grande part de votre dialogue, et c'est pour cela que le choix d'un mors inquiète, à juste titre. La question qui revient n'est jamais vraiment « lequel est le plus efficace ? », mais « lequel ne va pas lui faire mal ? ».

Notre conviction, chez Equit'Alsace, tient en une phrase : un mors ne se choisit pas pour sa sévérité, mais pour son confort. Le bon mors est le plus simple et le plus doux qui permette de bien travailler, pas le plus puissant. Nos familles, du mors simple au hackamore sans mors, et le guide ci-dessous, sont là pour vous aider à choisir dans ce sens.

Avant de choisir, une idée à écarter

C'est le message le plus important de cette page, et il ne va pas dans le sens de la vente : un mors plus dur ne corrige pas un problème. Un cheval qui tire, s'appuie ou secoue la tête ne réclame presque jamais plus de puissance ; il exprime un inconfort, un déséquilibre, ou une gêne physique. Passer à un mors plus sévère fait taire le symptôme, pas sa cause; et souvent l'aggrave.

Avant tout changement de mors, il y a donc trois réflexes : faire vérifier la dentition par un dentiste équin, contrôler l'ajustement du mors et de la briderie, et regarder honnêtement le travail de fond et l'équilibre. Neuf fois sur dix, la réponse est là,  pas dans le tiroir à mors.

Ce qui rend un mors doux… ou sévère, pour votre cheval

La « douceur » d'un mors ne tient pas à son nom mais à quatre facteurs; et, avant tout, à la main qui le tient. Un mors réputé doux dans une main dure reste dur.

  • L'épaisseur du canon : plus il est fin, plus la pression se concentre. Un canon un peu épais répartit mieux, à condition de ne pas encombrer une petite bouche.
  • La matière : les alliages qui favorisent la salivation (cuivre, « sweet iron ») encouragent une bouche souple et détendue.
  • L'articulation : une double brisure ou un canon incurvé épouse mieux la bouche qu'une simple brisure, qui peut pincer la langue.
  • Le bras de levier : les mors à branches ou releveurs amplifient l'action. Plus il y a de levier, plus la main doit être discrète.

Nos familles de mors, et à qui elles conviennent

FamillePour qui, dans quel esprit
Mors simpleLe point de départ de tout cheval : action directe et douce. Dans le doute, c'est presque toujours le bon choix.
Mors à aiguillesLes branches latérales aident à la direction et empêchent le mors de glisser : rassurant pour les jeunes chevaux.
Mors baucherFixé à la têtière, il reste stable dans la bouche : appréciable pour un cheval sensible au mouvement du mors.
Mors 3 effetsPlusieurs points d'attache pour moduler l'action. À réserver à une main déjà posée, et au réglage le plus doux d'abord.
Mors 4 anneauxRéglage encore plus fin de l'effet. Même principe : la sévérité potentielle appelle une main d'autant plus légère.
HackamoreMonte sans mors, mais pas forcément « plus doux » : un hackamore mécanique a un fort levier sur le chanfrein. À choisir en connaissance de cause.
Mors LotteEmbouchure spécifique pour des besoins de confort particuliers. À valider selon les préconisations du modèle.
Mors de brideS'utilise avec un bridon au sein d'une bride, pour le dressage confirmé uniquement.

Le mors se monte sur un bridon bien ajusté : vérifiez toujours la cohérence de l'ensemble de votre briderie.

Le mors est l'élément central de la communication entre le cavalier et son cheval. Du mors simple au mors de bride, en passant par les modèles à aiguilles, baucher ou le hackamore sans mors, Equit'Alsace vous propose une gamme complète pour chaque embouchure, chaque discipline et chaque niveau de travail.

Le bon mors est avant tout celui qui respecte la bouche de votre cheval. Découvrez nos familles ci-dessous, et retrouvez en bas de page un guide pour bien le choisir et le dimensionner.

Questions fréquentes sur les mors pour cheval

Partez du plus simple et du plus doux, puis n'ajustez que si le travail le justifie vraiment. Privilégiez un canon ni trop fin ni trop épais, une matière qui favorise la salivation, et une articulation qui épouse la bouche (double brisure ou canon incurvé plutôt que simple brisure agressive). Et rappelez-vous que le mors ne fait que transmettre ce que font vos mains : le meilleur mors du monde ne remplacera jamais une main liante et une assiette indépendante.

Presque jamais. Ces réactions sont un langage, pas une désobéissance à mater. Faites d'abord contrôler la dentition, vérifiez l'ajustement du mors et de la muserolle, et interrogez le travail et l'équilibre. Un cheval qui s'appuie manque souvent de propulsion et de rééquilibrage, pas de mors sévère. Un mors plus dur supprimerait la réaction sans traiter la cause, au prix du confort et, à terme, de la confiance de votre cheval. En cas de doute, faites-vous accompagner par votre enseignant.

La taille se mesure en centimètres, d'un anneau à l'autre. Le mors doit dépasser d'environ 0,5 cm de chaque côté de la bouche : assez pour ne pas pincer les commissures, pas trop pour ne pas glisser. Les tailles courantes vont de 10 cm (poney) à 14,5 cm (grand cheval), la plage 12,5–13,5 cm couvrant la majorité des chevaux. Un mors trop large balade sa jonction sur la langue ; un mors trop étroit pince : les deux gênent.

Pas automatiquement, et c'est une idée reçue tenace. Une monte sans mors peut convenir à un cheval gêné dans sa bouche, mais un hackamore mécanique exerce un levier puissant sur le chanfrein et la nuque, des zones elles aussi sensibles. « Sans mors » ne veut pas dire « sans action » : là encore, tout dépend de la finesse de la main. Le choix se fait en fonction de votre cheval et de votre niveau, pas d'un principe.

Partez toujours du plus simple et doux, puis ajustez selon le travail et le ressenti. Tenez compte de trois éléments : la matière et l'épaisseur de l'embouchure (un canon épais répartit la pression mais ne convient pas aux petites bouches), le type d'articulation (simple brisure, double brisure, droit) et le type d'anneaux qui détermine l'action. Un mors plus sévère ne corrige pas un problème de dressage : en cas de difficulté, faites d'abord vérifier la dentition et l'ajustement.

La taille d'un mors se mesure en centimètres, d'un anneau à l'autre. Le mors doit dépasser d'environ 0,5 cm de chaque côté de la bouche, sans pincer les commissures ni flotter. Les tailles courantes vont de 10 cm (poney) à 14,5 cm (grand cheval), 12,5 à 13,5 cm couvrant la majorité des chevaux.

Le mors simple a une action directe et douce. Le mors à aiguilles ajoute des branches latérales qui aident à la direction. Le baucher se fixe à la têtière pour une position stable. Le hackamore, lui, se monte sans mors et agit sur le chanfrein. Le choix dépend du cheval, de la discipline et du niveau de travail.

Avant de changer de mors, vérifiez l'ajustement, la dentition et le travail de fond : un cheval qui tire le fait souvent par inconfort ou par manque d'équilibre. Si un ajustement reste nécessaire, faites-vous accompagner par votre enseignant pour choisir une solution adaptée plutôt qu'un mors plus dur par défaut.