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Choisir une couverture, c'est décider à la place de quelqu'un qui ne peut pas vous répondre. Votre cheval ne vous dira pas s'il a eu trop chaud sous 300 g cette nuit, ni si la pluie de ce matin l'a réellement gêné. Alors on hésite, on ajoute une couche par précaution, et on se repose la question le lendemain. Ce doute est le signe que vous faites attention à lui. Chez Equit'Alsace, nous partons d'un principe simple : la bonne couverture n'est ni la plus chaude, ni la plus technique. C'est celle qui correspond au besoin réel de votre cheval, sa vie au box ou au pré, sa tonte, son âge, la météo d'aujourd'hui. Parfois, c'est une couverture imperméable légère. Parfois, c'est une 300 g avec couvre-cou. Et parfois, c'est aucune couverture. Nos gammes : écurie, extérieur, marcheur, couvre-reins et anti-mouches, sont là pour vous aider à décider juste. Pas à couvrir davantage.
Nous avons tendance à prêter à nos chevaux notre propre sensibilité au froid. C'est humain, et c'est presque toujours une erreur d'appréciation. Un cheval en bon état, avec son poil d'hiver et un abri, supporte des températures qui nous feraient rentrer depuis longtemps. Sa zone de confort thermique commence bien plus bas que la nôtre.
Le vrai risque, en réalité, s'inverse : un cheval couvert pour rien transpire sous sa couverture, reste humide contre la peau, et s'y refroidit. Exactement ce que l'on cherchait à éviter. Un cheval qui a un peu frais, lui, se réchauffe en bougeant et en digérant son foin.
Ce que votre cheval craint vraiment, ce n'est pas le froid sec. C'est la combinaison de l'humidité et du vent, qui vide ses réserves de chaleur. D'où une règle simple : face à la pluie, la priorité est de le garder sec, pas de l'emmitoufler.
Trois signaux valent mieux qu'un thermomètre. Glissez la main sous la couverture, à l'épaule ou au garrot : la peau doit être tiède et sèche. Si elle est moite, il a trop chaud. Si elle est fraîche et que le cheval est immobile, dos rond, poils hérissés, il a besoin d'aide. Les oreilles froides seules ne prouvent rien : c'est normal.
Inutile de mémoriser des tableaux. Le choix de la couverure pour cheval se joue toujours sur les quatre mêmes éléments :
À l'abri du vent et de la pluie, votre cheval n'a plus besoin d'imperméabilité : il a besoin de respirer. La couverture d'écurie tient chaud sans étouffer, du modèle léger à la 400 g grand froid pour les chevaux tondus. C'est le poste où le sur-couvrage est le plus fréquent : une écurie fermée est souvent plus tempérée qu'on ne le croit.
Ici, la première mission n'est pas de réchauffer : c'est de garder au sec. Une couverture d'extérieur imperméable et respirante laisse la transpiration s'échapper tout en bloquant la pluie. En Alsace, entre les hivers continentaux et les longues périodes humides, c'est souvent la couverture qui sert le plus dans l'année.
Un cheval qui sort du travail, encore chaud et humide, est vulnérable au coup de froid. La couverture de marcheur (ou séchante) évacue l'humidité pendant qu'il redescend en température, au marcheur comme à la main. Un geste simple qui évite bien des refroidissements, loisir comme compétition.
Par temps frais, les muscles du dos et de l'arrière-main se refroidissent vite pendant les phases de pas. Le couvre-rein les garde au chaud pendant le travail, et existe en version imperméable pour les sorties sous la pluie. C'est du confort pour lui, et de la prévention pour vous deux.
L'été, le problème n'est presque jamais thermique. Ce sont les insectes qui épuisent un cheval, l'empêchent de se reposer et déclenchent des réactions cutanées. La couverture anti-mouches agit comme une barrière physique, sans lui tenir chaud. Pour les chevaux sensibles à la dermite, c'est souvent le seul confort réellement efficace.
Un cheval ne peut rien contre les mouches posées sur ses yeux ou dans ses naseaux. Nos accessoires anti-mouches , tels les masques, bonnets, protège-naseaux, guêtres,...protègent précisément les endroits où il est sans défense.
Plus souvent qu'on ne le pense, et c'est une bonne nouvelle. Un cheval non tondu, en bon état, avec un abri et du foin à volonté, se passe très bien de couverture par temps froid et sec, y compris à des températures négatives. Son poil d'hiver se hérisse et emprisonne une couche d'air isolante : le couvrir écrase ce mécanisme et le rend, paradoxalement, moins bien protégé. La digestion des fibres produit d'ailleurs sa meilleure source de chaleur interne : du foin en quantité vaut mieux qu'une couverture supplémentaire.
En revanche, une couverture devient utile si votre cheval est tondu, s'il est exposé à la pluie prolongée sans abri (surtout avec du vent), ou s'il est âgé, jeune, amaigri ou convalescent. Dans le doute sur un cheval fragile, demandez l'avis de votre vétérinaire plutôt que de trancher seul.
Tout dépend de la tonte, et c'est là que se joue l'essentiel. Voici des repères indicatifs, à ajuster selon le vent, l'humidité, l'abri et l'état de votre cheval, la même température ne se vit pas de la même façon dans un pré exposé et dans une écurie fermée.
| Température ressentie | Cheval tondu | Cheval non tondu |
|---|---|---|
| Plus de 15 °C | Rien, ou chemise 0 g | Rien |
| 10 à 15 °C | 0 à 100 g | Rien |
| 5 à 10 °C | 100 à 150 g | Rien (imperméable 0 g si pluie ou vent) |
| 0 à 5 °C | 200 g | Rien à 100 g |
| -5 à 0 °C | 300 g | 100 à 200 g |
| Moins de -5 °C | 400 g + couvre-cou | 200 à 300 g |
Retenez surtout la logique : à température égale, un cheval tondu se couvre d'environ un cran de plus qu'un cheval au poil. Et si vous hésitez entre deux grammages, choisissez le plus léger : on corrige plus facilement un cheval qui a un peu frais qu'un cheval qui a transpiré toute la nuit.
En été, votre cheval n'a pas besoin d'être réchauffé. Il a besoin d'être protégé des insectes et parfois du soleil. C'est le rôle de la couverture anti-mouches : une maille légère et respirante qui fait barrière sans tenir chaud. Pour un cheval sensible à la dermite estivale, privilégiez un modèle intégral couvrant l'encolure, le ventre et la base de la queue, dans une maille serrée. Une couverture chaude en été, en revanche, n'a aucune justification : elle fait transpirer et fragilise la peau.
La priorité est de garder votre cheval sec, pas de le couvrir davantage. Un cheval mouillé jusqu'à la peau perd sa chaleur très vite, surtout s'il y a du vent : c'est cette combinaison, bien plus que le froid seul, qui l'affaiblit. Choisissez une couverture d'extérieur à la fois imperméable et respirante. Les deux qualités sont indissociables : une bâche imperméable mais non respirante bloque la pluie à l'extérieur… et la transpiration à l'intérieur. Le résultat est le même: un cheval humide. Par temps doux et pluvieux, un modèle imperméable sans garnissage (0 g) suffit largement.
Complètement, et c'est le premier tri à faire. Au box, à l'abri du vent et de la pluie, l'imperméabilité ne sert à rien : ce qui compte, c'est la respirabilité et le confort; c'est le rôle de la couverture d'écurie. Au pré, la couverture affronte la pluie, le vent, les branches et les jeux avec les congénères : il lui faut de l'imperméabilité, de la résistance et des attaches sûres, c'est la couverture d'extérieur.
Une erreur fréquente : sortir un cheval au pré avec sa couverture d'écurie. Elle s'imbibe, ne sèche pas, et le cheval reste mouillé sous une masse froide. Mieux vaut aucune couverture qu'une couverture d'écurie sous la pluie.
C'est la question que trop peu de cavaliers se posent, et elle est essentielle : une couverture mal ajustée blesse en silence, jour après jour.
La taille d'abord. Mesurez du milieu du poitrail jusqu'à la pointe de la fesse, en suivant le flanc : cette mesure en centimètres est votre taille (par exemple 145, 155 ou 165 cm). Entre deux tailles, prenez la plus grande, sans excès. Une couverture trop ample glisse et tourne.
Les points à vérifier, couverture en place :
Le contrôle quotidien. Chaque jour, retirez la couverture et passez la main sur le garrot, les épaules et le passage de sangle. Vous cherchez trois choses : des poils cassés ou clairsemés, une peau échauffée, une zone moite. C'est le seul moyen de savoir ce que votre cheval ne peut pas vous dire.
Répondons franchement, même si cela ne va pas dans le sens de la vente : pour un cheval de loisir non tondu vivant au pré, deux couvertures bien choisies couvrent l'essentiel de l'année : une imperméable légère (0 à 50 g) pour les longues périodes humides, et une mi-saison 200 g pour les vrais coups de froid. Inutile d'en aligner quatre.
La solution la plus souple reste le système à couches : une couverture d'extérieur imperméable, complétée d'une sous-couverture ou d'un liner que l'on ajoute ou retire selon la météo. Vous couvrez une large plage de températures avec moins d'équipement, et vous vous adaptez au jour le jour plutôt qu'à la saison.
En revanche, un cheval tondu, un cheval en compétition ou vivant au box l'hiver demandera une vraie gamme : une couverture unique ne peut pas gérer un écart de 20 °C. Dans ce cas, la polyvalence n'est pas une économie, c'est un compromis permanent. Et c'est le cheval qui le supporte.
Une couverture remplit deux rôles essentiels : maintenir le cheval au sec et réguler sa température sans le faire transpirer. Le bon choix dépend de trois facteurs : l'usage (box, pré, travail, transport), la météo, et le fait que votre cheval soit tondu ou non. Voici comment vous repérer parmi nos différentes familles de couvertures.
Conçue pour le box, la couverture d'écurie tient le cheval au chaud à l'abri des intempéries. Non imperméable mais respirante et confortable, elle se décline du modèle léger (0 g) au modèle grand froid (400 g), souvent avec couvre-cou pour les chevaux tondus.
Imperméable et résistante, la couverture d'extérieur protège le cheval au pré contre la pluie, le vent et le froid. Choisissez le grammage selon la température et privilégiez une membrane à la fois imperméable et respirante pour éviter la condensation.
Légère et couvrante, la couverture de marcheur accompagne le cheval pendant l'effort modéré et la récupération. Elle évacue l'humidité et limite le coup de froid après le travail, au marcheur comme à la main.
Indispensable pour monter par temps frais ou pluvieux, le couvre-reins protège l'arrière-main pendant le travail monté. Existe en version imperméable pour les sorties sous la pluie et en polaire pour le réchauffement.
Aux beaux jours, la couverture anti-mouches (ou chemise anti-mouches) protège l'ensemble du corps des insectes tout en laissant le cheval respirer. Idéale au pré comme pour monter, elle limite l'inconfort et les réactions cutanées.
Complétez la protection avec nos accessoires anti-mouches : masques, bonnets, protège-naseaux et guêtres anti-insectes pour préserver les zones les plus sensibles — yeux, oreilles, naseaux et membres.
C'est le critère le plus important. Un cheval tondu a perdu son isolation naturelle : il a besoin d'une couverture dès que la température baisse, et d'un grammage plus élevé qu'un cheval au poil. Un cheval non tondu conserve un poil d'hiver qui le protège efficacement : il peut souvent rester sans couverture jusqu'à proximité de 0 °C, sauf en cas de pluie prolongée, de vent fort, de cheval âgé, jeune, malade ou amaigri. En clair : à température égale, un cheval tondu se couvre davantage qu'un cheval non tondu.
Le grammage correspond au garnissage en grammes (de 0 g pour une chemise à 400 g et plus pour le grand froid). Voici des repères indicatifs : ils dépendent aussi du vent, de l'humidité, de l'abri disponible et de l'état de votre cheval.
En extérieur, choisissez systématiquement un modèle imperméable et respirant : un cheval mouillé se refroidit, et une couverture non respirante fait transpirer.
| Température ressentie | Cheval tondu | Cheval non tondu |
|---|---|---|
| Plus de 15 °C | Pas de couverture / chemise (0 g) | Pas de couverture |
| 10 à 15 °C | 0 à 100 g | Pas de couverture |
| 5 à 10 °C | 100 à 150 g | Pas de couverture (ou imperméable 0 g si pluie/vent) |
| 0 à 5 °C | 200 g | 0 à 100 g |
| -5 à 0 °C | 300 g | 100 à 200 g |
| Moins de -5 °C | 400 g (+ couvre-cou) | 200 à 300 g |
En extérieur, choisissez systématiquement un modèle imperméable et respirant : un cheval mouillé se refroidit, et une couverture non respirante fait transpirer.
Les deux ne s'opposent pas, elles se combinent. L'imperméabilité empêche la pluie d'entrer ; la respirabilité laisse s'évacuer la transpiration et la vapeur d'eau. Pour le pré, visez une couverture imperméable ET respirante (membrane technique). Pour le box, la respirabilité prime, l'imperméabilité n'est pas nécessaire.
Mesurez votre cheval du milieu du poitrail jusqu'à la pointe de la fesse, en suivant le flanc. Cette mesure (en cm) correspond à la taille de la couverture — par exemple 145, 155 ou 165 cm. En cas de doute entre deux tailles, choisissez la plus grande pour préserver la liberté de mouvement, sans excès pour éviter que la couverture ne glisse.
Pour un cheval atteint de dermite estivale, optez pour une couverture anti-mouches intégrale couvrant l'encolure, le ventre et la base de la queue, dans une maille fine et resserrée qui bloque les insectes responsables des démangeaisons. Associez-la à un masque et, si besoin, à des protège-naseaux pour une protection complète.